La voie BCPST

En bref

La voie BCPST est ouverte aux bacheliers S.

La scolarité se déroule en deux ans (seule la deuxième année peut-être redoublée).

L’enseignement scientifique est structurée autour de la biologie et des sciences de la Terre, de la physique-chimie et des mathématiques.

Débouchés

A l’issue des deux années, les étudiants passent des concours permettant d’accéder à une très grande variétés d’écoles menant principalement aux métiers d’ingénieur, de vétérinaire, de chercheur.

De nombreuses passerelles permettent également de poursuivre ses études à l’université.

Où suivre une BCPST ?

La formation est  proposée dans les lycées : une quarantaine en province,  une douzaine en région parisienne et trois dans les DOM.

La scolarité dans les établissements publics est gratuite hors les frais d’inscription à l’université.

Liste des établissements proposant une BCPST

Les matières scientifiques (sciences de la vie et de la Terre, mathématiques, physique et chimie, informatique) occupent la majorité de l’emploi du temps, mais un tiers environ est consacré aux lettres, aux langues vivantes, à la géographie et au sport.

À ces heures, il faut ajouter une ou deux heures d’interrogations orales selon les semaines ainsi que deux à quatre heures de devoirs surveillés.

La majorité des enseignements se fait en classe entière (au maximum 48 étudiants), mais  une large place est faite à des séquences en plus petits groupes :

– travaux dirigés (TD) de mathématiques et de physique-chimie,

– travaux pratiques (TP) de sciences de la vie et de la Terre et de physique-chimie,

– travail sur ordinateur en informatique,

– travaux d’initiative personnelle encadrés (TIPE) par groupes de deux à quatre,

– interrogations orales par groupes de trois.

Et n’oublions pas un stage de terrain de quelques jours, en première et en seconde année, qui permet de confronter les connaissances théoriques en géologie ou en écologie, à la réalité.

Les concours sont organisés en fin de 2ème année de prépa. Ils comprennent des épreuves écrites d’admissibilité suivies, pour les candidats retenus, d’épreuves d’admission orales et pratiques. Celles-ci permettent d’évaluer de manière complémentaire l’ensemble des connaissances et des compétences acquises lors des deux années de préparation.

La cinquantaine d’écoles auxquelles ces concours donnent accès  se sont organisées pour recruter à  partir de trois banques d’épreuves (ce qui limite pour les candidats le nombre d’épreuves et la durée des concours) :

– la banque Agro-Véto qui offre environ 1570 places dans des écoles d’agronomie, de sciences vétérinaires, de biotechnologie, de chimie.

– la banque G2E qui offre environ 240 places dans des écoles de géosciences, d’environnement, de traitement des eaux.

– la banque ENS qui offre 70 places dans les trois écoles Ecoles normales supérieurs et 4 places à  l’école des Ponts ParisTech.

Les filières « Agro-Véto-Géosciences » représentées par les classes préparatoires BCPST donnent accès à plus de 40 écoles d’ingénieurs, aux Écoles Nationales Vétérinaires et aux Écoles Normales Supérieures (plus de 1850 places offertes au total).

La durée des études dans une école d’ingénieur est de 3 ans, de 5 ans dans les écoles vétérinaires. Cette durée comprend à la fois la scolarité dans les murs de l’école mais aussi de nombreux stages en laboratoire, en entreprise, en exploitation, en France ou à l’étranger. Elle est parfois prolongée de 3 ans si l’on souhaite préparer une thèse.

Des thématiques très variées, permettant des parcours personnalisés        

Ces écoles nombreuses et variées conduisent vers les domaines :

de l’agronomie et de l’agro-alimentaire,

– des biotechnologies

– des géosciences, de l’eau et de l’environnement

–  de la chimie ;

de la recherche et de l’enseignement  ;

– de la médecine vétérinaire.

Certaines écoles peuvent offrir quelques places de fonctionnaires.

 

Des écoles habituellement tournées vers d’autres voies (certaines écoles de Chimie, ENTPE, Ponts et Chaussées, Mines d’Albi, Alès, Douai), intéressées par le profil des candidats formés aux sciences du vivant, ont initié un recrutement sur la filière BCPST.

Une classe prépa n’est pas un groupe d’élèves surdoués. Mis à part quelques classes dans des lycées emblématiques parisiens, les lycées ne sont pas si sélectifs que la rumeur le prétend. Un élève sérieux avec un bilan homogène, mais surtout dynamique, curieux et motivé, a tout à fait sa place en BCPST, et il parviendra à intégrer une grande école sans faire un sacrifice insurmontable !

Donc il ne faut pas hésiter à poser votre candidature si vous êtes motivé(e). Une bonne idée est d’aller à la rencontre des enseignants de la prépa que vous souhaitez intégrer, soit dans les salons, soit lors des journées portes ouvertes. Ils pourront discuter avec vous de votre orientation.

Témoignage d’anciens élèves de la filière

  • anne-lise

    Anne-Lise Molle, responsable logistique opérationnelle

    Diplômée de l’ENSAIA et spécialisée en Management de la Supply Chain et des Activités Logistiques, Anne-Lise est actuellement responsable logistique opérationnelle (RLO) dans un entrepôt d’un grand groupe alimentaire. Le cœur de métier de cet entrepôt est de préparer les commandes des « clients » (entrepôts des supermarchés et hypermarchés principalement) puis de les livrer sur palettes bois aux entrepôts clients, via un réseau de transporteurs. Les produits sont ensuite dispatchés par chaque entrepôt client dans les différents magasins en fonction du besoin.

     

    Chaque journée au sein de l’entrepôt est différente et comporte son lot d’aléas opérationnels à résoudre, qui nécessitent un bon jeu de jambes ! Il peut s’agir de bugs informatiques qui bloquent l’arrivée des commandes dans le système informatique de l’entrepôt, de retards de transporteurs (neige, crevaison…), de manque de personnel par rapport au besoin de l’activité de la journée…Dans tous les cas, la responsabilité du RLO est de trouver les solutions adéquates pour résoudre les problèmes, avec un seul objectif visé : livrer les entrepôts clients dans les meilleures conditions possibles (sécurité des hommes, qualité de la commande, délais impartis…).

    L’esprit d’analyse et le goût du challenge que l’on apprend en classe préparatoire sont des dominantes importantes du métier de RLO.

     

    Le métier de RLO est également très riche humainement à travers le management d’une équipe d’opérateurs de manutention (préparateurs de commande et caristes) qu’Anne-Lise anime au quotidien sur le terrain avec les autres responsables logistiques, selon trois indicateurs de performance : la sécurité, la qualité et l’efficacité. La réalisation des entretiens individuels des opérateurs, la gestion du planning et le recrutement de préparateurs de commande sont aussi des missions du RLO.

    C’est un métier qui demande également une grande souplesse au niveau des horaires, la journée se terminant lorsque toutes les commandes ont été préparées et livrées (ou en cours de livraison). Les RLO alternent chaque semaine les horaires du matin, de la journée et de l’après-midi pour voir l’ensemble des équipes régulièrement. Par ailleurs, une semaine sur trois, chaque RLO est responsable de l’astreinte (ce qui peut l’amener à se déplacer sur le site à tout moment du jour ou de la nuit) et travaille le samedi. Ce métier requiert donc une grande flexibilité professionnelle et personnelle et peut parfois poser des questions de compatibilité avec une vie familiale.

     

    Un métier « terrain » à responsabilités, très formateur et accessible dès la sortie d’une école d’ingénieur.

    Anne-Lise