Classes Prépas et Université

Des conventions pour assurer les parcours

Les relations avec l’Université ont été précisées dans le cadre de la loi du 22 juillet 2013 relative à l’enseignement supérieur et à la recherche.

Dans ce cadre, chaque lycée public a conclu une ou plusieurs conventions avec des universités de la région.

L’objet de ces conventions est de prévoir des rapprochements entre les deux systèmes d’enseignement supérieur, les classes préparatoires aux grandes écoles et les universités, et de faciliter les parcours de formation des étudiants.

Les étudiants des classes préparatoires doivent ainsi s’acquitter d’une inscription à l’université liée par convention, dont le montant est celui des droits d’inscription universitaire, soit environ 180 euros annuels. Les étudiants boursiers sont exonérés du paiement de ces droits.

L’un des objets essentiels de ces conventions est d’offrir aux étudiants des opportunités plus aisées de réorientation, sans perte de temps, vers des formations universitaires quelles qu’en soient les circonstances : difficultés en cours de préparation, échec au concours, choix d’une voie universitaire spécifique,…

Les conventions peuvent ainsi prévoir des poursuites de scolarité en université en L2 (à l’issue de la première année de CPGE) ou en L3 (à l’issue de la deuxième année de CPGE). La composition des conseils de classe en CPGE prévoit souvent la présence d’un membre de l’université qui peut garantir les orientations éventuelles.

Les conventions peuvent aussi favoriser l’accès à certains services universitaires, comme les bibliothèques.

Des ECTS pour attester des parcours

Comme toute formation d’enseignement supérieur, les classes préparatoires sont habilitées à délivrer des ECTS (European Credits Transfert System), ce qui correspond en français au système européen de transfert et d’accumulation de crédits.

Ces crédits sont une traduction de la charge de travail et sont distribués à raison de 30 crédits par semestre, un crédit correspondant en théorie à 25 à 30 heures de travail (en classe et à la maison).

Ces crédits valident le parcours de l’étudiant. Ils sont accompagnés d’un descriptif de la formation qui récapitule et expose les enseignements qu’a suivis l’étudiant.

Au bout des deux années de classes préparatoires, les étudiants ont donc tous (sauf accident majeur !) acquis 120 ECTS. Ces crédits qui attestent du parcours sont destinés à faciliter la mobilité des étudiants, dans des parcours qui pourraient être hors convention.

Ces ECTS, et les descriptifs associés, s’avèrent aussi très utiles, plus tard, lorsque des étudiants sortent d’écoles d’ingénieurs et désirent poursuivre des études à l’étranger : ils peuvent ainsi montrer ce qu’ils ont fait dans leurs deux premières années d’études d’enseignement supérieur.